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Écrire avec une IA : qui écrit vraiment ?

Je vais commencer par être parfaitement clair.

Oui, je suis dyslexique et dysorthographique. Ce n’est ni une posture ni une excuse, et certainement pas une façon de me donner un genre. C’est une réalité avec laquelle je compose quand j’écris ou quand j’étudie. Et, pour éviter tout malentendu, il ne s’agit pas d’un simple « peut-être » : ce diagnostic a été posé dès mon enfance.

Oui, j’utilise l’intelligence artificielle dans mon travail d’écriture. Je ne m’en cache pas, et je n’ai aucune intention de le faire.

Mais non, l’intelligence artificielle n’écrit pas mes histoires à ma place. Attention : elle rédige bien des phrases, propose des descriptions et parfois des dialogues. Je ne vais pas prétendre le contraire. Simplement, ce n’est pas elle qui décide de l’histoire que je veux raconter, ni de ce que je conserve à la fin.

Et plutôt que de vous demander de me croire sur parole, je vais vous le montrer.

Nous allons prendre un exemple concret tiré de mon travail sur Les Ombres de l’Espèce. Vous verrez mon texte de départ, une proposition obtenue après plusieurs essais, mes corrections, mes reprises à la main et les passages de correction orthographique. Ce sont des étapes choisies pour la démonstration, pas l’intégralité de mes échanges avec l’IA. Et le résultat montré ici n’est sans doute même pas définitif : je me connais, j’y reviendrai !

Car entre demander à une machine de produire une histoire et se servir d’un outil pour travailler une histoire que l’on écrit soi-même, il existe une différence fondamentale.

Et c’est précisément cette différence que je souhaite vous faire découvrir.

Étape 1 — Le prompt

Première étape : le prompt. Là, l’auteur se lâche, ne corrige rien et y va franchement. Parce que je suis en train de poser la matière de la scène : ce qui se passe, les voix des personnages, les détails de l’univers. Je n’ai pas l’esprit à vérifier s’il faut écrire « et » ou « est », ni à compter les « n » ou les « m » dans chaque mot. Ce qui m’intéresse à ce moment-là, c’est que la scène existe.

 « allors dit elle on va commencer par en sortant une malette déja voila les générateur a antigrav dit elle en sortant des sorte de gelule de la taille gros grain de mais chaqu’un fait une poussé inversser et ne sont plus desactivable une fois activer dit elle en apuyant sur un et en le lachant le grain reste a quelque cm au dessu du sol. la pile a antimatierre de la taille d’un demi grain de riz dure environ 1000 ans. le probleme c’est d’arrivé a les caser dans certaine figurine parfoit on met un peut de pate fimo pour les camoufler genre en boite de munition. c’est galerre parfoit pour le manta la plus grosse figurine tau j’ai pester et comme c’est un volan il en falait qautre moté en parallele pou que ca volle a 50 cm au dessu de la table. mais je doit me monter chanceuse papa avec ces necron a eu un gros probleme avec le roi silencieux les monolite avait tendance a ce coucher des qu’on les bougait il en as fait des culbuto pour que ca tienne droit. »

Si vous avez mal aux yeux à cause de mon orthographe, c’est normal. Et surtout, ne mettez pas ce texte dans un correcteur classique : il va faire une dépression nerveuse sur-le-champ ! Mais l’IA moderne a un avantage énorme pour quelqu’un comme moi : elle comprend ce que je veux dire malgré les fautes. Et pour ça, je ne remercierai jamais assez ceux qui l’ont conçue.

Vous vous dites peut-être : « Bon, elle va sortir un joli texte, tu vas le copier-coller et passer à la suite. » Eh non ! C’est justement là que le travail pénible commence. Un auteur peut reprendre vingt fois une phrase pour qu’elle sonne juste. Avec une IA, je me retrouve parfois à reprendre un paragraphe ou une scène entière, plusieurs dizaines de fois. Et croyez-moi, relire vingt fois presque la même chose, on finit par en avoir marre.

Pour ce passage, j’ai revérifié : quinze générations avant d’obtenir une version qui me semblait utilisable comme base. Pas quinze fois parce que j’aime cliquer sur « Régénérer », hein ! Quinze fois parce que les propositions précédentes ne me convenaient pas.

Petite précision avant la suite : le prompt brut évoque aussi le Roi silencieux et les monolithes Nécrons. Vous ne les retrouverez pas dans l’extrait que je reproduis ici. Je montre des morceaux choisis d’une scène beaucoup plus longue, pas tout le dialogue ni toutes les réponses. Je préfère le dire franchement plutôt que de laisser croire que vous avez l’intégralité des échanges.

Étape 2 — Le résultat retenu (un extrait de la scène)

Kou posa son coca doucement sur le rebord du lit, les yeux grands ouverts tandis que Kira ouvrait sa mallette avec un air de conspiratrice professionnelle.

— Alors, commençons par les modules sérieux, dit Kira avec un sourire en coin. Voilà… les générateurs à antigrav.

Elle sortit délicatement plusieurs petites capsules d’un coffret mousse aux alvéoles parfaitement calibrées. Chacune ressemblait à une sorte de gélule métallique, légèrement scintillante, à mi-chemin entre une bille de verre opaque et un très gros grain de maïs poli à la perfection.

— Chaque unité génère une poussée gravitationnelle inverse calibrée à la microseconde, dit-elle en en prenant une entre ses doigts. Elles sont à usage unique. Une fois activées, elles restent fonctionnelles en permanence. Regarde.

Elle pressa doucement le sommet de l’une des capsules du pouce, un très léger clic se fit entendre, puis elle la lâcha au-dessus du bureau. L’objet resta suspendu à quelques centimètres du plateau, immobile, défiant toute logique.

Kou se pencha lentement, comme si un faux mouvement pouvait la faire tomber au sol. Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit encore.

— C’est… ça vole vraiment.

— Ça flotte, précisa Kira, avec le ton exact d’un professeur qui a déjà répété cette différence à plusieurs élèves. Flotter et voler, c’est pas la même chose. Les figurines à ailes volent, avec un angle d’attaque et une propulsion. Celles-là flottent avec stabilisation inertielle. Ce qui est plus pratique quand tu dois faire passer un char entre deux décors en ruines.

Elle pointa la petite capsule toujours en lévitation.

— L’énergie vient d’une micro-pile à antimatière. Taille : demi grain de riz. Durée de vie : environ mille ans. Et avant que tu t’étouffes…

Kira eut un sourire ironique en voyant le regard de Kou virer à la panique silencieuse.

— …elle est encapsulée dans un champ de confinement inertiel autonome. Même si tu la fais tomber dans un feu de cheminée ou que tu la passes au micro-ondes, elle ne bougera pas d’un micron. Tu aurais plus de risques à mettre le doigt dans une prise de courant humaine.

Kou cligna des yeux.

— Vous jouez… avec de l’antimatière.

Kira éclata de rire.

— Non, Kou. On joue avec des figurines. C’est juste qu’on a la technologie pour que ce soit plus marrant que du plastique posé sur un socle. L’antimatière, c’est l’équivalent chez nous des piles alcalines de vos lampes torches. Et crois-moi, celles-là sont bridées. Le jour où on joue avec des modules militaires, tu verras la différence : ils peuvent léviter à 200 mètres et traverser une tempête de sable sans broncher.

Elle replongea dans la mallette et en sortit un petit sachet contenant ce qui ressemblait à… une boîte de munitions miniatures.

— Pour les figurines trop petites, on les planque dans la masse. Tu vois ça ? C’est une fausse caisse de munitions sur un Space Marine. En réalité, c’est une capsule antigrav camouflée dans une structure en pâte polymère durcie. On la sculpte à la main, puis on peint par-dessus. Ni vu, ni connu.

Elle marqua une pause et montra une autre capsule, un peu plus grande.

— Ça, c’est pour les grosses pièces. Genre le Manta, la plus grosse fig’ Tau. Tu connais pas encore ? Imagine une table entière… avec des ailes. Il m’en a fallu quatre comme ça, montées en croix sous les ailes, pour qu’il flotte à cinquante centimètres au-dessus du champ de bataille. Et j’ai pesté. Des jours de réglage. Parce que le moindre déséquilibre… et pouf, il tourne sur lui-même comme une crêpe mal cuite.

OK, la scène fonctionne en apparence. Mais bordel, qu’est-ce que c’est plat ! Il manque ces petites touches de vie, cette patte qui rendent le monde agréable à lire. Attention, je ne dis pas que le résultat est mauvais : simplement, on lit ça vite, et c’est fini. Alors je reprends le texte à la main pour ajouter les petits détails, et parfois les gros morceaux, qui rendent mon univers vivant. Et là, je ne fais qu’un peu plus attention à l’orthographe. Je suis concentré sur autre chose : qui pense quoi, comment la technologie fonctionne, quelles sont ses limites et comment les personnages réagissent.

Étape 3 — Première reprise à la main : étoffer le texte (je ne dis pas « améliorer », ce serait me jeter des fleurs !)

Kou posa son coca doucement sur le rebord du lit et sur la petite commode encombré de manga qui en occupait la majeur partie de l’espace, les yeux rond tandis que Kira ouvrait sa mallette avec un air de conspiratrice professionnelle.

— Alors, commençons par les modules sérieux, dit Kira avec un petit sourire en coin. Voila donc les générateurs à antigrav pour que ça vole en vrai enfin pour les antigrav et les figurine qui doive flotter pour les autre on utilise d’autre model juste pour qu’elle ce déplace au commandement vocal car bon passer deux heure a bouger des morceau de plastique de 5 pouces c’est pénible.

Elle sortit délicatement plusieurs petites capsules d’un coffret mousse aux alvéoles parfaitement calibrées. Chacune ressemblait à une sorte de gélule métallique, légèrement scintillante et d’un blanc nacré.

— Chaque unité génère une poussée gravitationnelle inverse calibrée à la microseconde, dit-elle en en prenant une entre ses doigts. Elles sont à usage unique. Une fois activées, elles restent fonctionnelles en permanence enfin jusqu’à ce que son générateur n’ait plus d’énergie apres il faut la remplacer. Mais bon une démonstration vaut mieux qu’un long discours donc regarde je vais en activer une ce qui la rendra pénible a installer dans le char vue que madame la pastille aura toujours une pousser ce qui avec la colle peut être pénible.

Elle pressa doucement le sommet de l’une des capsules du pouce, un très léger clic se fit entendre, puis elle la lâcha au-dessus du bureau. L’objet resta suspendu à quelques centimètres du plateau, immobile, défiant toute logique et toutes les lois de la gravitation que kou connaissait.

Kou se pencha lentement, comme si un faux mouvement pouvait la faire tomber au sol. Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit encore cherchant ces mots devant cette démonstration de haute technologie uniquement utiliser pour un jeux.

— C’est… ça vole vraiment.

— Ça flotte, précisa Kira, avec le ton exact d’un professeur qui a déjà répété cette différence à plusieurs élèves ne voulant pas comprendre la différence entre un trou noir et un trou de verre dans ces cours de fac. Flotter et voler, ce n’est pas tout à fait la même chose. Les figurines à ailes volent, avec un angle d’attaque dans l’aire et une propulsion. Celles-là flottent avec stabilisation inertielle c’est-à-dire que sans propulsion elle reste statique et ne bougerons pas d’un millimètre à moins d’un courant d’air et encore vue que c’est des module fait pour celle-là ne bougerait même pas sauf si elle en recevait l’ordre et désactiverais une partie de sa structure antigravité ce qui fait que l’avant ou l’arrière serait attirer par le champ gravitationnel terrestre tandis que l’arrière resterais en sustentation ce qui la ferait bouger.

Elle pointa la petite capsule toujours en lévitation.

— L’énergie vient d’une micro-pile à antimatière de la taille pour te donner une échelle d’un demi-grain de riz. Pour la durée de vie vu le peu d’énergie nécessaire c’est suffisant pour environ mille ans d’usage continu et avant que tu t’étouffes en comprenant que c’est un micro-bombe qui flotte au-dessus de la table, je te coupe tout de suite l’antimatière est encapsulée dans un champ de confinement inertiel autonome. Même si tu la fais tomber dans un feu de cheminée ou que tu la passes au micro-ondes, elle ne bougera pas d’un micron. Tu aurais plus de risques à mettre le doigt dans une prise de courant humaine avec le courant coupé.

Kou cligna des yeux totalement perdu.

— Vous jouez… avec de l’antimatière.

Kira éclata de rire.

— Non, Kou. On joue avec des figurines. C’est juste qu’on a la technologie pour que ce soit plus marrant que du plastique posé sur un socle. L’antimatière, c’est l’équivalent chez nous des piles alcalines de vos lampes torches. Et crois-moi, celles-là sont bridées. Le jour où on joue avec des modules militaires, tu verras la différence : ils peuvent léviter à 200 mètres et traverser un ouragan sans broncher.

Elle replongea dans la mallette et en sortit un petit sachet contenant ce qui ressemblait à… une boîte de munitions miniatures.

— Pour les figurines trop petites, on les planque dans la masse. Tu vois ça ? C’est une fausse caisse de munitions sur un Space Marine. En réalité, c’est une capsule antigrav camouflée dans une structure en pâte polymère durcie. On la sculpte à la main, puis on peint par-dessus. Ni vu, ni connu.

Elle marqua une pause et montra une autre capsule, un peu plus grande mais possédant toujours le même aspect nacré.

— Ça, c’est pour les grosses pièces. Genre le Manta, c’est la plus grosse figurine Tau. Un monstre dont on se sert surtout pour la déco, car en jeu, c’est injouable, sauf si tu joues à l’échelle d’une pièce entière. Je te la montrerai, elle est dans la pièce de jeu en déco, mais le monstre fait 86 cm d’envergure et a un léger problème de poids avec ses 12 kg. Il m’a fallu quatre pastilles de haute capacité montées en croix sous les ailes pour qu’il flotte à cinquante centimètres au-dessus du champ de bataille. Et j’ai pesté. Des jours de réglage. Parce que le moindre déséquilibre… et pouf, il tourne sur lui-même comme une toupie folle.

Remarquez comme le texte s’est allongé. J’avais encore pas mal de choses à ajouter : c’est précisément pour cela que je reprends moi-même la scène. Maintenant arrive la première correction orthographique par l’IA. Pendant longtemps, j’ai utilisé des outils spécialisés, comme Antidote, pour mes études et le reste. Mais l’IA va plus loin.

À condition de la maîtriser ! Si je ne fais pas attention, elle a tendance à réécrire au passage. Et là, deux heures de boulot deviennent : « Mec, j’ai tout réécrit pour toi, tu aimes ? » NON ! J’avais enfin stabilisé mon texte ! On recommence, et cette fois je précise : corrige l’orthographe, la syntaxe et la ponctuation. Pitié, rien d’autre !

Étape 4 — Première correction de l’orthographe avec l’IA

Kou posa son coca doucement sur la petite commode encombrée de mangas qui en occupait la majeure partie de l’espace, les yeux ronds, tandis que Kira ouvrait sa mallette avec un air de conspiratrice professionnelle.

— Alors, commençons par les modules sérieux, dit Kira avec un petit sourire en coin. Voilà donc les générateurs à antigrav pour que ça vole en vrai, enfin pour les antigravs et les figurines qui doivent flotter. Pour les autres, on utilise d’autres modèles, juste pour qu’elles se déplacent au commandement vocal, car bon, passer deux heures à bouger des morceaux de plastique de 5 pouces, c’est pénible.

Elle sortit délicatement plusieurs petites capsules d’un coffret mousse aux alvéoles parfaitement calibrées. Chacune ressemblait à une sorte de gélule métallique, légèrement scintillante et d’un blanc nacré.

— Chaque unité génère une poussée gravitationnelle inverse calibrée à la microseconde, dit-elle en en prenant une entre ses doigts. Elles sont à usage unique. Une fois activées, elles restent fonctionnelles en permanence, enfin jusqu’à ce que leur générateur n’ait plus d’énergie. Après, il faut les remplacer. Mais bon, une démonstration vaut mieux qu’un long discours, donc regarde, je vais en activer une, ce qui la rendra pénible à installer dans le char, vu que madame la pastille aura toujours une poussée, ce qui, avec la colle, peut être pénible.

Elle pressa doucement le sommet de l’une des capsules du pouce. Un très léger *clic* se fit entendre, puis elle la lâcha au-dessus du bureau. L’objet resta suspendu à quelques centimètres du plateau, immobile, défiant toute logique et toutes les lois de la gravitation que Kou connaissait.

Kou se pencha lentement, comme si un faux mouvement pouvait la faire tomber au sol. Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit encore, cherchant ses mots devant cette démonstration de haute technologie uniquement utilisée pour un jeu.

— C’est… ça vole vraiment.

— Ça flotte, précisa Kira, avec le ton exact d’un professeur qui a déjà répété cette différence à plusieurs élèves ne voulant pas comprendre la différence entre un trou noir et un trou de ver dans ses cours de fac. Flotter et voler, ce n’est pas tout à fait la même chose. Les figurines à ailes volent, avec un angle d’attaque dans l’air et une propulsion. Celles-là flottent avec stabilisation inertielle, c’est-à-dire que sans propulsion, elles restent statiques et ne bougeront pas d’un millimètre, à moins d’un courant d’air. Et encore, vu que ce sont des modules faits pour, celles-là ne bougeraient même pas, sauf si elles en recevaient l’ordre et désactivaient une partie de leur structure antigravité, ce qui fait que l’avant ou l’arrière serait attiré par le champ gravitationnel terrestre, tandis que l’arrière resterait en sustentation, ce qui les ferait bouger.

Elle pointa la petite capsule toujours en lévitation.

— L’énergie vient d’une micro-pile à antimatière de la taille, pour te donner une échelle, d’un demi-grain de riz. Pour la durée de vie, vu le peu d’énergie nécessaire, c’est suffisant pour environ mille ans d’usage continu. Et avant que tu t’étouffes en comprenant que c’est une micro-bombe qui flotte au-dessus de la table, je te coupe tout de suite : l’antimatière est encapsulée dans un champ de confinement inertiel autonome. Même si tu la fais tomber dans un feu de cheminée ou que tu la passes au micro-ondes, elle ne bougera pas d’un micron. Tu aurais plus de risques à mettre le doigt dans une prise de courant humaine avec le courant coupé.

Kou cligna des yeux, totalement perdue.

— Vous jouez… avec de l’antimatière.

Kira éclata de rire.

— Non, Kou. On joue avec des figurines. C’est juste qu’on a la technologie pour que ce soit plus marrant que du plastique posé sur un socle. L’antimatière, c’est l’équivalent chez nous des piles alcalines de vos lampes torches. Et crois-moi, celles-là sont bridées. Le jour où on joue avec des modules militaires, tu verras la différence : ils peuvent léviter à 200 mètres et traverser un ouragan sans broncher.

Elle replongea dans la mallette et en sortit un petit sachet contenant ce qui ressemblait à… une boîte de munitions miniatures.

— Pour les figurines trop petites, on les planque dans la masse. Tu vois ça ? C’est une fausse caisse de munitions sur un Space Marine. En réalité, c’est une capsule antigrav camouflée dans une structure en pâte polymère durcie. On la sculpte à la main, puis on peint par-dessus. Ni vu, ni connu.

Elle marqua une pause et montra une autre capsule, un peu plus grande mais possédant toujours le même aspect nacré.

— Ça, c’est pour les grosses pièces. Genre le Manta, c’est la plus grosse figurine Tau. Un monstre dont on se sert surtout pour la déco, car en jeu, c’est injouable, sauf si tu joues à l’échelle d’une pièce entière. Je te la montrerai, elle est dans la pièce de jeu en déco, mais le monstre fait 86 cm d’envergure et a un léger problème de poids avec ses 12 kg. Il m’a fallu quatre pastilles de haute capacité montées en croix sous les ailes pour qu’il flotte à cinquante centimètres au-dessus du champ de bataille. Et j’ai pesté. Des jours de réglage. Parce que le moindre déséquilibre… et pouf, il tourne sur lui-même comme une toupie folle.

OK, là, vous pouvez vous dire : « Cette fois, c’est fini. » Eh non, toujours pas ! Il faut laisser décanter le texte. Pendant plusieurs jours, je fais autre chose : je continue le roman, je lis un livre, je bricole… Bref, j’arrête d’avoir cette scène sous les yeux.

Puis je reviens dessus. Et là, je relis avec un regard neuf : « Ça, ça ne passe pas », « ça, ça marche mal », « là, je me suis mal expliqué ». Alors je reprends moi-même les passages concernés. Et on obtient ceci :

Étape 5 — Nouveau passage à la main et nouvel enfer orthographique

Kou posa son coca doucement sur la petite commode encombrée de mangas qui en occupait la majeure partie de l’espace et au final ne laissait que peut de place pour ca canette, elle avait les yeux ronds, tandis que Kira ouvrait une mallette d’apprance banale avec un air de conspiratrice professionnelle.

— Alors, commençons par les modules les plus puissant pour te montrer directement ce qu’on utilise quand on veut des effet important, dit Kira avec un petit sourire en coin. Voilà donc les générateurs à antigrav pour que ça vole en vrai, enfin pour les figurine qui dans le lore sont antigravs et les figurines qui doivent voler au dessus du champ de bataille. Pour les autres, on utilise d’autres modèles, juste pour qu’elles se déplacent au commandement vocal, car bon, passer deux heures à bouger des morceaux de plastique de 5 pouces, c’est pénible et ca ruine les partie car un est entrain de calculer au pouce pres et les autre regarde la on a resolu le probleme il y a un cadrillage projeter sur la table et on dit par exemple unité 3 case D 5 et la magie operre tout en respectant les regle du jeux bien sur si on veut un positioment plus précis ou pour faire chier l’adversaire on figole le placement a la main.

Elle sortit allors délicatement plusieurs petites capsules d’un coffret mousse aux alvéoles parfaitement calibrées. Chacune ressemblait à une sorte de gélule métallique, légèrement scintillante et d’un blanc nacré.

— Chaque unité génère une poussée gravitationnelle inverse calibrée à la microonde de gravité, dit-elle en en prenant une entre ses doigts. Elles sont à usage unique. Une fois activées, elles restent fonctionnelles en permanence, enfin jusqu’à ce que leur générateur n’ait plus d’énergie. Après, il faut les remplacer. Mais bon je pense qu’une démonstration vaut mieux qu’un long discours, donc regarde, je vais en activer une, mais elle deviendra inutilisable car on ne peut les arrêter vue leur taille et ca les rend pénible à installer, vu que madame la pastille aura toujours une poussée, ce qui, avec la colle, peut être pénible pour qu’elle adhère bien en règle général on les monte puis quand la colle et sèche on prend une tige et on les active vue qu’on a fait un poussoir pour ca.

Elle pressa doucement le sommet de l’une des capsules avec un cure dent. Un très léger clic se fit entendre, puis elle la lâcha au-dessus du bureau. L’objet resta suspendu à quelques centimètres au dessus du bureau, immobile, défiant toute logique et toutes les lois de la gravitation que Kou connaissait.

Kou se pencha lentement, comme si un faux mouvement pouvait la faire tomber au sol. Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit encore, cherchant ses mots devant cette démonstration d’une haute technologie uniquement utilisée pour un jeu.

— C’est… ça vole vraiment.

— Ça flotte, précisa Kira, avec le ton exact d’un professeur qui a déjà répété cette différence à plusieurs élèves qui n’arrivait pas a comprendre la différence entre l’horizon d’un trou noir et un trou de ver dans ses cours de fac. Flotter et voler, ce n’est pas tout à fait la même chose. Les figurines à ailes volent, avec un angle d’attaque dans l’air et une propulsion. Celles-là flottent avec stabilisation inertielle, c’est-à-dire que sans propulsion, elles restent statiques et ne bougeront pas d’un millimètre, à moins d’un courant d’air. Et encore, vu que ce sont des modules faits pour, celles-là ne bougeraient même pas pour éviter les courant d’aire de triche, enfin elle reste statique sauf si elles en recoive l’ordre par un autre module qu’on va installer aussi et dans ce cas en désactivaient une partie de leur structure antigravité et en gardant l’autre activé elle peuvent bouger. Pour t’exmpliquer l’avant ou l’arrière est attiré par le champ gravitationnel terrestre, tandis que l’arrière resterait en sustentation ce qui entraine un mouvement et les fait bouger.

Elle pointa la petite capsule toujours en lévitation.

— L’énergie vient d’une micro-pile à antimatière de la taille, pour te donner une échelle, d’un demi-grain de riz. Pour la durée de vie, vu le peu d’énergie nécessaire, cette taille est sufisante pour environ mille ans d’usage continu. Et avant que tu t’étouffes en comprenant que c’est une micro-bombe qui flotte au-dessus de la table, je te coupe tout de suite : l’antimatière est encapsulée dans un champ de confinement inertiel autonome. Même si tu la fais tomber dans un feu de cheminée ou que tu la passes au micro-ondes, elle ne bougera pas d’un micron. Tu aurais plus de risques à mettre le doigt dans une prise de courant humaine avec le courant coupé que de manipuler ces petites merveilles.

Kou cligna des yeux, totalement perdue.

— Vous jouez… avec de l’antimatière.

Kira éclata de rire.

— Non, Kou. On joue avec des figurines. C’est juste qu’on a la technologie pour que ce soit plus marrant que du plastique posé sur un socle. L’antimatière, c’est l’équivalent chez nous des piles alcalines de vos lampes torches. Et crois-moi, celles-là sont bridées. Le jour où on joue avec des modules militaires, la tu verras la différence : ils peuvent léviter à 200 mètres et traverser un ouragan sans broncher.

Elle replongea dans la mallette et en sortit un petit sachet contenant ce qui ressemblait à… une boîte de munitions miniatures.

— Pour les figurines trop petites, on les planque dans la masse. Tu vois ça ? C’est une fausse caisse de munitions sur un Space Marine. En réalité, c’est une capsule antigrav camouflée et pas encore activer vue qu’il faut qu’on l’integre dans le decor de la structure avec une pâte en polymère durcie. Apres on la sculpte à la main, puis on peint par-dessus. Ni vu, ni connu et la figurine flote dans les fait a quelque nanomettre du plateau de jeux et vue son fonctioment même quand elle est au dessu de decors en ruine.

Elle marqua une pause et montra une autre capsule, un peu plus grande mais possédant toujours le même aspect nacré.

— Ça, c’est pour les grosses pièces. Genre le Manta, c’est la plus grosse figurine de mon armée Tau. Un monstre dont on se sert au final surtout pour la déco de la pieces de jeux, car dans la réalité même si elle est superbe, en jeu, c’est injouable c’est beaucoup trop grand enfin sauf si tu joues à l’échelle d’une pièce entière mais la les partie devienne interminable. Je te la montrerai, elle est dans la pièce de jeu en déco au dessu d’une armoire on la sort de temps a autre pour rigoler et metre un gros truc sur le terrain mais il ne bouge pas de la partie au final, Par contre ce monstre fait quand meme 86 cm d’envergure et en impose il a juste un gros probleme, un léger problème de poids avec ses 12 kg avant les pastille ca fesait les muscle de les déplacer. Kira a un petit sourire et dit et le pire avec cette masse c’est qu’il m’a fallu quatre pastilles de haute capacité montées en croix sous les ailes pour qu’il flotte à cinquante centimètres au-dessus du champ de bataille. Et crois moi j’ai pesté. Des jours de réglage du module de comande pour les mettre en serie et qu’aucune ne joue a moi j’ai une autre idée que les autre. Parce que le moindre déséquilibr ca part en vrille et pouf, il tourne sur lui-même comme une toupie folle ou avance sans but et sans ordre car une pastille donne l’impulsion sans qu’on lui ait rien demander.

Et là, quand j’ai fini, je regarde tout le rouge et le bleu de Word et je me dis : merci la génétique ! Quand on est dysorthographique comme moi, on sait ce qui arrive : une nouvelle passe orthographique. Si je devais tout faire à la main, je ne dormirais pas encore cette nuit, et j’en oublierais sûrement une bonne partie. Même Word ne repère pas tout, loin de là.

Mais on sent que, cette fois-ci, on approche de la fin, même si, dans la version finale, il y aura sûrement encore quelques retouches.

Étape 6 — De nouveau l’orthographe. Toujours l’orthographe !

Kou posa doucement son coca sur la petite commode encombrée de mangas qui en occupaient la majeure partie de l’espace et, au final, ne laissaient que peu de place pour sa canette. Elle avait les yeux ronds tandis que Kira ouvrait une mallette d’apparence banale avec un air de conspiratrice professionnelle.

— Alors, commençons par les modules les plus puissants pour te montrer directement ce qu’on utilise quand on veut des effets importants, dit Kira avec un petit sourire en coin. Voilà donc les générateurs à antigrav pour que ça vole en vrai, enfin pour les figurines qui, dans le lore, sont antigravs et les figurines qui doivent voler au-dessus du champ de bataille. Pour les autres, on utilise d’autres modèles, juste pour qu’elles se déplacent au commandement vocal, car bon, passer deux heures à bouger des morceaux de plastique de 5 pouces, c’est pénible et ça ruine les parties, car l’un est en train de calculer au pouce près et les autres regardent. Là, on a résolu le problème : il y a un quadrillage projeté sur la table et on dit, par exemple : « Unité 3, case D5 », et la magie opère, tout en respectant les règles du jeu, bien sûr. Si on veut un positionnement plus précis ou pour faire chier l’adversaire, on fignole le placement à la main.

Elle sortit alors délicatement plusieurs petites capsules d’un coffret en mousse aux alvéoles parfaitement calibrées. Chacune ressemblait à une sorte de gélule métallique, légèrement scintillante et d’un blanc nacré.

— Chaque unité génère une poussée gravitationnelle inverse calibrée à la micro-onde de gravité, dit-elle en en prenant une entre ses doigts. Elles sont à usage unique. Une fois activées, elles restent fonctionnelles en permanence, enfin jusqu’à ce que leur générateur n’ait plus d’énergie. Après, il faut les remplacer. Mais bon, je pense qu’une démonstration vaut mieux qu’un long discours, donc regarde, je vais en activer une. Mais elle deviendra inutilisable, car on ne peut pas les arrêter vu leur taille, et ça les rend pénibles à installer, vu que madame la pastille aura toujours une poussée, ce qui, avec la colle, peut être pénible pour qu’elle adhère bien. En règle générale, on les monte puis, quand la colle est sèche, on prend une tige et on les active, vu qu’on a fait un poussoir pour ça.

Elle pressa doucement le sommet de l’une des capsules avec un cure-dent. Un très léger clic se fit entendre, puis elle la lâcha au-dessus du bureau. L’objet resta suspendu à quelques centimètres au-dessus du bureau, immobile, défiant toute logique et toutes les lois de la gravitation que Kou connaissait.

Kou se pencha lentement, comme si un faux mouvement pouvait la faire tomber au sol. Elle ouvrit la bouche, la referma, puis la rouvrit encore, cherchant ses mots devant cette démonstration d’une haute technologie uniquement utilisée pour un jeu.

— C’est… ça vole vraiment.

— Ça flotte, précisa Kira, avec le ton exact d’un professeur qui a déjà répété cette différence à plusieurs élèves qui n’arrivaient pas à comprendre la différence entre l’horizon d’un trou noir et un trou de ver dans ses cours de fac. Flotter et voler, ce n’est pas tout à fait la même chose. Les figurines à ailes volent, avec un angle d’attaque dans l’air et une propulsion. Celles-là flottent avec stabilisation inertielle, c’est-à-dire que, sans propulsion, elles restent statiques et ne bougeront pas d’un millimètre, à moins d’un courant d’air. Et encore, vu que ce sont des modules faits pour, celles-là ne bougeraient même pas, pour éviter les courants d’air de triche. Enfin, elles restent statiques sauf si elles en reçoivent l’ordre par un autre module qu’on va installer aussi. Dans ce cas, en désactivant une partie de leur structure antigravité et en gardant l’autre activée, elles peuvent bouger. Pour t’expliquer, l’avant ou l’arrière est attiré par le champ gravitationnel terrestre, tandis que l’arrière resterait en sustentation, ce qui entraîne un mouvement et les fait bouger.

Elle pointa la petite capsule toujours en lévitation.

— L’énergie vient d’une micro-pile à antimatière de la taille, pour te donner une échelle, d’un demi-grain de riz. Pour la durée de vie, vu le peu d’énergie nécessaire, cette taille est suffisante pour environ mille ans d’usage continu. Et avant que tu t’étouffes en comprenant que c’est une micro-bombe qui flotte au-dessus de la table, je te coupe tout de suite : l’antimatière est encapsulée dans un champ de confinement inertiel autonome. Même si tu la fais tomber dans un feu de cheminée ou que tu la passes au micro-ondes, elle ne bougera pas d’un micron. Tu aurais plus de risques à mettre le doigt dans une prise de courant humaine avec le courant coupé que de manipuler ces petites merveilles.

Kou cligna des yeux, totalement perdue.

— Vous jouez… avec de l’antimatière.

Kira éclata de rire.

— Non, Kou. On joue avec des figurines. C’est juste qu’on a la technologie pour que ce soit plus marrant que du plastique posé sur un socle. L’antimatière, c’est l’équivalent chez nous des piles alcalines de vos lampes torches. Et crois-moi, celles-là sont bridées. Le jour où on joue avec des modules militaires, là, tu verras la différence : ils peuvent léviter à 200 mètres et traverser un ouragan sans broncher.

Elle replongea dans la mallette et en sortit un petit sachet contenant ce qui ressemblait à… une boîte de munitions miniature.

— Pour les figurines trop petites, on les planque dans la masse. Tu vois ça ? C’est une fausse caisse de munitions sur un Space Marine. En réalité, c’est une capsule antigrav camouflée et pas encore activée, vu qu’il faut qu’on l’intègre dans le décor de la structure avec une pâte en polymère durcie. Après, on la sculpte à la main, puis on peint par-dessus. Ni vu, ni connu, et la figurine flotte, dans les faits, à quelques nanomètres du plateau de jeu, et ce même quand elle est au-dessus de décors en ruine.

Elle marqua une pause et montra une autre capsule, un peu plus grande mais possédant toujours le même aspect nacré.

— Ça, c’est pour les grosses pièces. Genre le Manta, c’est la plus grosse figurine de mon armée Tau. Un monstre dont on se sert, au final, surtout pour la déco de la pièce de jeu, car, dans la réalité, même s’il est superbe, en jeu, c’est injouable. C’est beaucoup trop grand. Enfin, sauf si tu joues à l’échelle d’une pièce entière, mais là, les parties deviennent interminables. Je te le montrerai, il est dans la pièce de jeu, en déco au-dessus d’une armoire. On le sort de temps à autre pour rigoler et mettre un gros truc sur le terrain, mais il ne bouge pas de la partie, au final. Par contre, ce monstre fait quand même 86 cm d’envergure et en impose. Il a juste un gros problème : un léger problème de poids avec ses 12 kg. Avant les pastilles, ça faisait les muscles de le déplacer.

Kira eut un petit sourire et dit :

— Et le pire avec cette masse, c’est qu’il m’a fallu quatre pastilles de haute capacité montées en croix sous les ailes pour qu’il flotte à cinquante centimètres au-dessus du champ de bataille. Et crois-moi, j’ai pesté. Des jours de réglage du module de commande pour les mettre en série et qu’aucune ne joue à : « Moi, j’ai une autre idée que les autres. » Parce que le moindre déséquilibre, ça part en vrille et pouf, il tourne sur lui-même comme une toupie folle ou avance sans but et sans ordre, car une pastille donne l’impulsion sans qu’on lui ait rien demandé.

Voilà ce que signifie, dans mon cas, « écrire avec une IA ». Elle intervient dans mon processus de travail ; elle n’est pas mon processus de travail.

Et ce n’est toujours pas la version finale. Il faudra encore relire, reprendre certains passages, vérifier leur cohérence avec le reste du roman et probablement modifier pas mal de choses.

Mais je voudrais terminer sur un point qui commence franchement à m’agacer.

Aujourd’hui, je vois de plus en plus de personnes s’écrier : « Mon Dieu, c’est fait avec une IA, quelle horreur ! »

Ah bon ? Et pourquoi ? Vous avez au moins regardé le résultat ? Vous savez comment il a été réalisé ? Combien de travail il y a derrière ?

Non, parce que juger une œuvre uniquement sur les outils utilisés pour la produire, sans même s’intéresser au résultat, je trouve ça quand même assez étrange.

Mais attention, il existe un autre travers, et celui-là m’agace encore davantage : ceux qui considèrent que, puisque c’est une IA qui l’a dit, c’est forcément vrai.

Eh bien non !

Je travaille aussi dans des domaines scientifiques. L’IA peut m’expliquer des choses que je ne connais pas ou m’aider à comprendre des mécanismes complexes. Mais il lui arrive également de raconter de magnifiques âneries, parfois avec une assurance absolument extraordinaire.

Et croyez-moi, quand je connais suffisamment le sujet pour m’apercevoir qu’elle raconte n’importe quoi, je ne me gêne pas pour la reprendre. Et quand je ne connais pas assez le sujet, il faut vérifier.

Une réponse bien rédigée n’est pas nécessairement une réponse exacte.

L’intelligence artificielle est un outil magnifique, qui va probablement révolutionner notre société. Tout comme l’imprimerie a permis de transformer le livre, autrefois rare et coûteux, en un objet accessible à une grande partie de la population, l’IA pourrait rendre possibles des réalisations qui étaient auparavant hors de portée de certaines personnes.

Mais l’imprimerie n’a jamais garanti qu’un livre était bon simplement parce qu’il était imprimé. Pourquoi l’intelligence artificielle garantirait-elle la qualité ou la véracité de ce qu’elle produit ?

Il ne faut ni condamner aveuglément l’IA, ni lui faire aveuglément confiance.

Il faut apprendre à s’en servir, à la comprendre, à la remettre en question et surtout à continuer de réfléchir par soi-même.

Parce que, même dans trente ans, je suis convaincu qu’on distinguera toujours ceux qui travaillent avec l’IA de ceux qui font travailler l’IA à leur place.

Et croyez-moi, la différence risque de se voir.


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